Camion-Chapiteau T-âtre IBonillo

mercredi 24 juin 2026

Festival OFF Avignon 2026 - article Le Quotidien

 Un peu de lecture

Article de Grégory Cimatti dans Le Quotidien (Luxembourg) sur notre nouvelle création Volia. 
 Merci pour ces lignes!
 

Isabelle Bonillo monte au front

De: Grégory Cimatti dans Culture    20/06/26 | Publié le 21/06/26


Photos : fred burnier

Connue pour sa relecture des classiques de la littérature qu’elle joue seule en scène, la comédienne et dramaturge s’empare ce coup-ci d’un texte qui parle d’engagement, à travers celui d’une jeune femme dans la guerre en Ukraine. 

Quand elle décroche le téléphone, elle balance un «ça va, ça se bat». Avec Isabelle Bonillo, 62 ans, ce n’est pas une formule de style mais bien une philosophie de vie, ainsi qu’une manière d’aborder le théâtre. Ce goût pour la résistance, elle le tient de ses parents, vifs partisans de la décentralisation française des années 1970-1980, qui voyaient leur art comme un moyen de créer du lien social et la culture comme un terreau propice au développement d’un esprit critique. Un héritage dont elle va s’emparer et qu’elle prolongera en créant, en 1996, le T-âtre IBonillo, articulé autour de trois points : l’itinérance, l’inventivité et la démocratisation, symbolisés par son Ford Transit qui, en deux temps trois mouvements, se transforme en camion-chapiteau à travers lequel elle défend son indépendance. 

Entre la Suisse et le Luxembourg, nombreux sont ceux qui ont applaudi sa gouaille et son jeu hyperactif, séduits également par ce qu’ils racontent en creux. Ainsi, quand elle s’empare de deux classiques de Molière, L’Avare et Le Misanthrope, c’est pour raconter la crise financière et l’égoïsme qui divise. Idem avec Les Misérables de Victor Hugo qui, toujours dans un seul en scène, lui permet d’évoquer la précarité croissante. Mais parfois, les métaphores ne suffisent pas, et la dramaturge met alors les pieds dans le plat pour soulever les «problématiques contemporaines». À l’époque, déjà, elle avait questionné l’exil (Aube noire sur la plaine des Merles) et plus récemment, dans une rare approche autobiographique, les conditions mêmes de son métier (Pourquoi faire du théâtre en camionnette?).
 «Tout est politique!»
 Fidèle au festival d’Avignon et à l’espace Saint-Martial – à défaut, comme ce fut le cas par le passé, de pouvoir y poser son véhicule –, elle y propose cette année un sujet d’actualité, qui agite l’Europe depuis plus de quatre ans : la guerre entre l’Ukraine et la Russie, dont les échos portent jusqu’au Grand-Duché et sa Philharmonie, sujet une nouvelle fois de colères partisanes avec la venue, en tout début de semaine, d’Anna Netrebko, soprano russe décrite comme étant un «soutien» de Vladimir Poutine. Depuis Lausanne où «élue», elle secoue le conseil municipal avec ses idées «très à gauche», elle découvre la polémique sans y prendre part : «Moi, je suis humaniste, ce qui implique d’avoir de la souplesse, témoigne-t-elle. Car derrière un simple discours, la réalité, elle, est souvent bien plus complexe». «Il n’y pas de vérité, que des convictions!», lâche-t-elle.
Se méfiant des raccourcis et des bavardages rudimentaires qui font le nid et la rhétorique de «l’extrême droite», elle pour qui «tout est politique» préfère ouvrir le débat et éviter ainsi la polarisation. C’est ce qu’elle compte à nouveau faire avec la pièce Volia, mot ukrainien qu’on pourrait traduire par «volonté» ou «liberté». C’est aussi le titre du livre d’Anastasia Fomitchova publié chez Grasset (prix André Malraux Littérature engagée en 2025), dans laquelle cette jeune femme, alors étudiante à Paris, raconte son engagement dans la résistance dès 2017, notamment auprès du Bataillon des Hospitaliers. De l’horreur, aussi, qu’elle a vécue sur le champ de bataille. Isabelle Bonillo, elle, en fait un «théâtre documentaire» qui redonne chair et corps aux disparus, et perce le blindage de l’innommable.
Jusqu’où va-t-on pour défendre ses idées, son pays?
À travers ce «récit personnel», évidemment, c’est l’Histoire, parfois violente, entre l’Ukraine et l’ancienne URSS, qui est rappelée : la grande famine orchestrée par Staline, la «nomenklatura» soviétique ou encore la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Même si la comédienne l’aborde avec des pincettes : «Je fais la part des choses, et j’essaie d’éviter les stéréotypes. Oui, l’Ukraine a eu raison de se défendre, mais derrière ce conflit, il y a également toutes les tractations de l’OTAN. Il m’aurait fallu un second spectacle pour aborder tout ça!». Elle précise par ailleurs qu’Anastasia Fomitchova en parle «peu» dans son livre et qu’elle même se pose des questions sur les «oligarques» qui sont à la tête de son pays. «Elle n’est pas dans une défense totale et aveugle», explique la comédienne. 
Arlequin des planches 
Non, pour elle, Volia est d’abord un moyen d’évoquer l’engagement, particulièrement «par les temps qui courent» avec la montée du fascisme. Ou comment une jeune chercheuse en science-politique, installée en France, décide de partir sur le front. «Elle a un double discours : d’une part, elle est catégorique, affirme qu’elle n’avait pas d’autres choix que d’y aller», explique-t-elle, précisant qu’une partie de la famille d’Anastasia Fomitchova, dont son père, vivent encore à Kiev. «D’autre part, il lui arrive de se demander pourquoi elle le fait, qu’elle est dingue, qu’elle peut mourir à tout instant», prolonge-t-elle. Dans son besoin de venir en aide «aux plus fragiles» en tant qu’infirmière de combat bénévole, elle a d’ailleurs été blessé à l’oreille interne. «Ça pourrait mal finir cette affaire», souffle la comédienne. 

Déjà montrée à Lausanne début juin, la pièce, «poignante», plonge dans les affres de la guerre «avec quelqu’un qui le vit vraiment». Ce qui change de ses précédentes représentations, plus enjouées. «Là, quand je joue, on pourrait entendre le bruit d’une mouche qui vole!», rigole-t-elle, concédant toutefois au public quelques moments d’humour, dans lequel il s’engouffre immédiatement «pour prendre de la distance». Elle aussi y arrive, Arlequin des planches «capable de tout interpréter». «Je pourrais même jouer le dictionnaire s’il le fallait!». Cela dit, elle reconnait que ce texte la marque au fer rouge, elle qui a des copains partis pour Gaza sur les flottilles. «Jusqu’où va-t-on pour défendre ses idées, son pays?», se questionne-t-elle. Isabelle Bonillo se verrait bien, sans certitude, «monter aux barricades», elle qui ne joue pas sa vie, mais «sa survie» depuis longtemps au théâtre.

«Volia» Espace Saint-Martial – Avignon.
Du 4 au 25 juillet, 20h50



                                                                   A tout bientôt!CO 🐾

 
 
 


 

En 2026 - des infos

Quelques petites choses en France

Cette saison, nous aurons aussi participé à une Expo Dans un jardin à Lyon:
 

 à une Performance filmée à Paris (Ce fut, c’est, ce sera):

 

et nous irons certainement à Nice au Salon Gounod en septembre:





 
 

lundi 22 juin 2026

Festival OFF Avignon 2026 - pour vos billets..

Volia se réserve simplement ici...




                                                                         

Comme ça, vous nous trouvez facilement dans le Programme OFF, version 2026! 

 

                                                                                  A+! CO 🐾 
 
 
 
 

                                                                                                                               

jeudi 18 juin 2026

Festival OFF Avignon 2026 - article Blog M-A.L.

 A bientôt, au Sud... 

Ces quelques lignes (merci à Marie-Anne Lorgé!) en avant-première pour Volia, qui va se jouer au Festival  OFF d'Avignon, entre le 4 et le 25 juillet, à 20h50, à l'Espace St-Martial (relâche 5, 12 et 19 juillet).
 

Réservations 

Ticket'Off: 

https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/representations/8195-volia-engagee-volontaire-dans-la-resistance-ukrainienne

au Théâtre: 

https://espacestmartial.vosbillets.fr/billetterie/representation/32392/volia

ou achat des billets directement à la caisse du soir, 1h avant la représentation.

 

                                                       On se voit bientôt! CO 🐾 

 

 

 

 

mercredi 3 juin 2026

Saison 2026 - Le teaser!

Volia: d'image en images...

 

 Un avant-gout avant la scène de notre nouvelle création Volia, dont la 1ère se joue ce soir, 
3 juin, au Bateau-Lune, à 20h. Sur des images de Fred Burnier.

Et si vous n'aviez pas tout visionné, retrouvez nos spectacles sur notre chaîne You Tube:

https://www.youtube.com/@compagniet-atre8376 

 

                                                                          Salut et à tantôt! CO🐾

 

 

 

 

 

lundi 1 juin 2026

Saison 2026 - Volia

 On vous raconte son histoire

 



©Fred Burnier
  

Au Théâtre Le Bateau Lune à Cheseaux/Lausanne, les 3 et 4 juin, à 20h.

Réservations par téléphone : +41 79 205 39 51

Arrêt LEB Bel-Air et parking à disposition à 2 pas
                                                          
 
                                                                                                                      A+! CO 🐾